Les derviches tourneurs, connus pour leur rituel mystique (la sema), sont devenus en Turquie un emblème national. De pratique religieuse, la sema tend à devenir un produit d’appel touristique et commercial incontournable, jusque dans la promotion de la destination Turquie par les autorités elles-mêmes. Une situation d’autant plus étonnante que les confréries religieuses, y compris la tariqa mevlévie qui a créé et popularisé la sema, sont théoriquement interdites en Turquie. À Konya, fief de Rûmi, fondateur de la tariqa, religion et commerce s’unissent derrière le souvenir du célèbre poète soufi.
En Turquie, le business des derviches tourne bien
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