Les derviches tourneurs, connus pour leur rituel mystique (la sema), sont devenus en Turquie un emblème national. De pratique religieuse, la sema tend à devenir un produit d’appel touristique et commercial incontournable, jusque dans la promotion de la destination Turquie par les autorités elles-mêmes. Une situation d’autant plus étonnante que les confréries religieuses, y compris la tariqa mevlévie qui a créé et popularisé la sema, sont théoriquement interdites en Turquie. À Konya, fief de Rûmi, fondateur de la tariqa, religion et commerce s’unissent derrière le souvenir du célèbre poète soufi.
En Turquie, le business des derviches tourne bien
Categories:
Related Post
Marseille, le choc des quartiers Nord-Sud par les infrastructures sportivesMarseille, le choc des quartiers Nord-Sud par les infrastructures sportives
A Marseille, c’est un lieu commun : un gouffre sépare les quartiers Nord et Sud, et les choix d’équipement public ont même tendance à les creuser, d’où certaines accusations de clientélisme.
Sinem, portrait d’une jeune Turque en conflit avec son paysSinem, portrait d’une jeune Turque en conflit avec son pays
Socialiste, féministe, athée, manifestante engagée lors des événements du parc Gezi, mais d’identité et d’héritage profondément turcs, Sinem, 28 ans, incarne la jeunesse stambouliote émergente, prise entre aspirations à une
